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Singulière, l’Artense l’est assurément. Les glaciers du quaternaire ont décapé le plateau en une foultitude de creux et de bosses ; la roche affleure à chaque instant entre les landes et les minces pellicules de prairies. L’érosion passée a déposé de gros blocs épars et des tourbières, à force de patience, se sont installées en nombre.
Il règne en Artense une atmosphère, toute à la fois, de mystère, de magie et de rudesse, de Champs-sur-Tarentaine, à Marchal, Trémouille ou encore Lanobre. Dans les années 1960-1970, les installations de la fée électricité ont formé des lacs, autour de celui, naturel et d’origine glacière, de la Crégut.
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Les tourbières
Une dizaine est recensée sur le territoire (La Cousteix sur la commune de Témouille, la Bouboulie sur la commune d’Antignac…) mais celle de la Pignole (Champs-sur-Tarentaine) reste sans conteste la plus remarquable. En pourtour du lac d’environ 1,5ha se développent des radeaux flottants à trèfles d’eau, des coussins de sphaignes et des landes sur tourbes, l’ensemble des phases d’évolution d’une tourbière lacustre.
La richesse de la Pignole est notamment témoignée par la présence de la Drosera. |
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Le Lac de la Crégut
Les plateaux de l’Artense sont maculés de lacs et retenues, de tailles variées. À partir des années 1970, les rivières de l’Artense ont été aménagées en vue d’alimenter le barrage de Bort-les-Orgues. Ainsi les eaux de la Tarentaine et de l’Eau Verte sont articiellement déviées, par des conduites souterraines, vers la retenue du Tact, puis vers le Lac de la Crégut, qui, malgré ces transformations, reste le plus grand lac d’origine glacière encore en eau (37ha). Les eaux passent ensuite dans le lac de Lastioulles avant de rejoindre la retenue de Bort.
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