Culture, Jeunesse, Santé : Retour sur l’inauguration de 3 équipements structurants

Sumène Artense communauté a inauguré le 6 février dernier trois réalisations majeures : la Maison de santé Sumène Artense et le Pôle enfance jeunesse à Ydes, ainsi que l'antenne de l'École de musique du Haut Cantal à Saignes. Ces équipements s'inscrivent dans la stratégie de développement du territoire visant à renforcer l'offre de services à la population.

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La cérémonie s’est déroulée en présence de Marc Maisonneuve, président de Sumène Artense communauté, du président du Conseil départemental du Cantal Bruno Faure, des sénateurs Bernard Delcros et Stéphane Sautarel du préfet du Cantal Philippe Loos, de la sous-préfète de Mauriac Célia Pouget, des conseillers départementaux Mireille Leymonie et Alain Delage, ainsi que des élus communautaires venus nombreux, des partenaires financiers (la CAF et la MSA) et institutionnels : CPAM et ARS, ainsi que des agents concernés.

Maison de santé Sumène Artense

La Maison de santé Sumène Artense, située à Ydes dans les locaux de l’ancienne unité Parkinson, répond aux défis d’accès aux soins d’un territoire marqué par le vieillissement de sa population. Le territoire est classé par l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes comme Zone d’Intervention Prioritaire (ZIP) et Zone d’Action Complémentaire (ZAC).

Mise gracieusement à disposition par la commune d’Ydes, la maison de santé a ouvert ses portes en mai 2025 après 110 000 € de travaux. Elle offre plus de 800 m² aux professionnels de santé.

À ce jour, plusieurs professionnels se sont installés : échographiste, psychologues (adulte et enfant), diététicienne, cabinet d’infirmier, urologue, masseur-kinésithérapeute, médecin humanitaire. En partenariat avec le GIP « Ma Région ma santé », une sage-femme assure une permanence hebdomadaire, et une infirmière en pratique avancée rejoindra prochainement l’équipe. Une orthophoniste et une pédicure-podologue complèteront l’offre dans les prochains mois. La Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS) Accès Santé Nord Cantal dispose également de bureaux sur place. Le recrutement d’un médecin généraliste se poursuit.

Stéphane Sautarel, sénateur du Cantal, a souligné l’importance de ces initiatives : « Tout ça doit être le résultat d’une collaboration étroite entre les collectivités, le GIP et bien évidemment les organisations professionnelles. C’est véritablement un travail collectif qui est à mener. »

La visite a permis d’échanger avec les professionnels et la Communauté professionnelle territoriale de Santé, mais aussi de découvrir les aménagements parfaitement adaptés aux nouveaux usages. Par ailleurs, une réflexion est d’ores et déjà en cours pour imaginer de nouveaux espaces à proposer à la location des professionnels de santé.

Un équipement dédié à l’enfance et à la jeunesse

Le Pôle enfance jeunesse, installé dans un bâtiment historique réhabilité rue Blaise Pascal à Ydes, constitue l’équipement emblématique de la politique enfance-jeunesse du territoire. D’une surface de plus de 600 m², il réunit l’ensemble des services destinés aux 0-17 ans et à leurs familles.

Le bâtiment accueille le Relais Petite Enfance, qui propose notamment un atelier hebdomadaire pour enfants de 0 à 3 ans accompagnés de leurs assistant(e) maternel(le) ou leur parent, l’accueil de loisirs intercommunal pouvant accueillir 70 enfants de 3 à 11 an, ainsi que le Pôle ados ouvert durant les vacances scolaires et les mercredis après-midi. Les espaces comprennent une grande salle d’activité un espace numérique, des salles adaptées à chaque tranche d’âge, un dortoir, une cuisine et des sanitaires colorés sans oublier des locaux administratifs et de stockage.

Hervé David, architecte du projet, a présenté le parti pris architectural : conservation du bâtiment patrimonial dit de « l’ancien couvent » (historiquement lié au passé minier du bassin), réhabilitation d’un bâtiment tout en longueur, et création d’une extension plus moderne en ossature bois permettant de faire le lien entre les deux structures existantes. Des espaces pertinents, fonctionnels ont été imaginés avec une attention particulière portée aux détails : ouvertures généreuses, volumes avec des différences de hauteur, éclairages à intensité réglable, équipements numériques, design des portes, choix des revêtements de sol, …). Au-delà de la proposition architecturale, Philippe Loos a souligné : « la difficulté dans une réhabilitation de réussir à faire coller aux usages les contraintes en termes de règlementation ». Ce projet offre un environnement agréable tant pour les enfants que pour les encadrants. L’équipe du service Enfance Jeunesse a pu présenter son fonctionnement, les projets à venir et son enthousiasme à accueillir très prochainement les enfants du territoire dans ce bâtiment.

Bernard Delcros, sénateur du Cantal, a salué cette réalisation : « Quoi de plus fondamental que d’investir sur l’avenir et sur la jeunesse ? Au cours de ce mandat, le département du Cantal se sera doté de nombreux équipements d’accueil de la petite enfance. Et c’est très bien ainsi, avec des projets de qualité. »

Le coût total du projet s’élève à 2 millions d’euros, financé à 80 % par des subventions : FEDER (385 000 €), Conseil départemental du Cantal (350 000 €), Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes (130 000 €), État via la DSIL (404 870 €), CAF (300 000 €) et MSA (instruction en cours). La part autofinancée de Sumène Artense communauté représente un coût d’environ 405 000 € (soit 20% du coût total).

Une nouvelle antenne pour l’école de musique

L’antenne de l’École de musique du Haut Cantal à Saignes, réhabilitée après 11 mois de travaux, offre 154 m² d’espaces adaptés à la pratique musicale. Le bâtiment, cédé à l’euro symbolique par la commune de Saignes, comprend quatre salles de cours dont une salle de 31 m² dédiée aux cours collectifs, aménagée dans les combles.

David Chastain, architecte du projet a porté une attention particulière aux exigences acoustiques du fait de la localisation en centre-ville du bâtiment et de la nécessité d’isoler les salles entre elles. Le maître d’œuvre a été remercié pour avoir réussi à faire un agencement dans un espace relativement contraint et avec des exigences importantes en termes d’acoustique. En effet, le niveau sonore de l’école de musique doit être maîtrisé compte tenu de sa position en centre bourg. L’acoustique est aussi indispensable entre les salles de cours, afin de pouvoir accueillir plusieurs élèves sans gêne sonore.

Depuis septembre 2025, l’école propose une large palette de cours (éveil musical, guitare, basse, batterie, piano, saxophone, chant, violon, musique celtique, etc.) s’adressant aux enfants comme aux adultes. La directrice de l’Ecole de musique, Gaëlle Donnadieu a souligné par ailleurs que l’antenne connaît une belle dynamique avec 56 élèves inscrits pour 2025-2026, contre 44 l’année précédente et que les professeurs et élèves de l’école appréciaient ce nouveau cadre propice aux apprentissages et au plaisir de jouer de la musique.

Le montant total des travaux représente 300 913 €, financés par l’État au titre de la DETR 2023 (97 350 €), le Conseil départemental du Cantal (60 000 €) et l’autofinancement de Sumène Artense Communauté (143 563 €).

Des équipements au service du développement territorial

Dans son allocution, Marc Maisonneuve a rappelé que ces réalisations représentent un travail au long cours : « Ces trois inaugurations représentent une vision de développement : des projets visant à créer une solidarité territoriale, maintenir et proposer des services pour tous et miser sur l’avenir, ainsi qu’un accès à la culture facilité. »

Bruno Faure, président du Conseil départemental du Cantal, a salué le travail accompli en remerciant les maîtres d’œuvre, entreprises et artisans pour la qualité de leurs prestations et a aussi souligné l’implication de l’ensemble des équipes et agents de Sumène Artense communauté sur ces différents dossiers : « L’ingénierie territoriale, c’est le moteur de tout développement et c’est une nécessité. »

Philippe Loos, préfet du Cantal, a conclu en soulignant également la qualité des réalisations qui permettent de participer à l’attractivité du territoire :

« Ce sont trois écrins qui correspondent à ce que nous attendons aujourd’hui en termes de services, que ce soit dans le domaine de la santé, de l’enfance et de la jeunesse et de la culture. Ce ne sont pas les budgets qui font les projets, ce sont les projets et la qualité des projets qui font les budgets. »