A la rentrée prochaine, une nouvelle pratique sera proposée sur le territoire : du Modern Jazz. Les élèves n’auront plus à se rendre à Mauriac, à Riom-ès-Montagnes ou ailleurs pour prendre des cours de danse. Les élus ont délibéré favorablement pour que ce soit l’Ecole de Musique du Haut Cantal qui assure cet enseignement car elle dispose des services et réseaux nécessaires pour porter cette nouvelle école. Une enseignante diplômée a été recrutée et dès le mois de septembre, des cours d’une durée d’1 h à 1 h 30 seront dispensés à la salle socio-culturelle de Saignes avec 4 groupes de niveaux différents et 6 à 15 élèves par cours. Une convention a été établie avec l’Ecole de Musique du Haut Cantal pour encadrer la mise en place de l’école de danse. Un soutien financier forfaitaire de 3 000 € par an sera apporté à la structure pour participer aux frais de fonctionnement. Par ailleurs, Sumène Artense communauté prendra en charge une partie des frais d’inscription des élèves domiciliés sur son territoire à hauteur de 110 €/an pour les cours d’une heure et de 220 €/an pour les cours d’une heure trente. Des actions spécifiques à destination de publics particuliers comme les écoliers, les personnes âgées,… pourront aussi être déployées, la volonté de Sumène Artense communauté étant de favoriser l’accès à la culture, de soutenir l’enseignement artistique et de contribuer à la dynamique de son territoire.
Concernant le PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal) qui a été présenté et arrêté à l’unanimité par les nouveaux élus communautaires lors du conseil du 11 juin dernier, il va être soumis à enquête publique. Sur la période du 31 août au 2 octobre 2026, les habitants pourront formuler des observations ou poser des questions. Les documents (règlement d’urbanisme, cartes avec zonages…) seront consultables en ligne sur le site internet de Sumène Artense communauté, dans les mairies et six permanences auront lieu avec un commissaire enquêteur : à Ydes le 1er et le 17 septembre le matin ; à Champs-sur-Tarentaine le 1er septembre et le 17 septembre l’après-midi et enfin à Saignes le 9 septembre le matin et le 2 octobre l’après-midi. Les observations pourront être déposées sur un registre dématérialisé ou envoyées par courrier. A la fin de l’enquête publique, un rapport sera rédigé par le commissaire enquêteur et présenté en conseil communautaire pour que les élus décident ce qui sera pris en compte. L’objectif est que le PLUi soit opposable d’ici la fin de l’année 2026.
Sur le volet environnemental et sur proposition de la commission Eau-Transition énergétique, les élus communautaires ont acté le lancement d’un plan EAU afin d’engager avec tous les acteurs concernés une réflexion sur l’usage et le partage de la ressource en eau. Les enjeux sont multiples et engagent la collectivité : le président a rappelé que les effets du changement climatique sont déjà observables et qu’il est nécessaire d’organiser la résilience du territoire, c’est-à-dire sa capacité à anticiper les évolutions et à s’adapter durablement. Ce Plan EAU qui s’étendra sur plusieurs années prendra en compte des enjeux comme la sécurisation de la ressource en eau potable, la préservation des rivières et des zones humides, l’adaptation des réseaux et des infrastructures aux évènements climatiques extrêmes ou encore l’intégration des enjeux de l’eau dans les politiques de développement du territoire.
Toujours sur le volet environnemental, les conseillers communautaires ont approuvé la réalisation d’un Atlas de la Biodiversité intercommunale (ABI). Cet outil initié et soutenu par l’Office Français de Biodiversité permettra d’établir un diagnostic écologique et d’identifier les principaux enjeux de biodiversité du territoire. Cet inventaire des espèces et des milieux remarquables donnera lieu ensuite à un plan d’actions pour préserver cette biodiversité et pour en tenir compte dans la politique d’aménagement du territoire et dans l’adaptation au changement climatique. Le montant de la réalisation de cet Atlas qui se déroulera sur deux à trois ans est estimé à 160 000 €, avec des subventions de l’Etat au titre du Fonds Vert à hauteur de 80 000 €, soit 50 %.
A noter que pour intervenir dans ces nouveaux domaines de compétence tels que l’enseignement de la danse ou la protection de l’environnement (Atlas de la biodiversité et Plan EAU), les élus ont approuvé une modification des statuts. Ils ont de même délibéré favorablement pour la prise de compétence abattoir afin d’entrer au capital du projet d’abattoir-atelier de découpe public porté par Haute Corrèze Communauté sur la commune d’Ussel, et soutenu par d’autres collectivités territoriales voisines comme le pays de Mauriac.
Dans le domaine économique, le conseil communautaire après avis favorable de la commission développement économique, a autorisé la vente d’une parcelle de 3 400 m2 sur la ZAE du Péage à Lanobre pour l’implantation d’un restaurant bar tapas. Le prix de vente a été fixé à 11 € HT du m2, soit 42 175 € TTC. Cette parcelle était initialement destinée au projet d’atelier relais finalement abandonné par l’entreprise La Griffe. La commission de développement économique a également informé les élus qu’elle avait accordé la location du module 3 du Parc d’activités Sumène Artense à Ydes à l’entreprise Veyron basée à Neuvic qui souhaite avoir un entrepôt logistique supplémentaire pour son activité d’isolation, plâtrerie, pose de portes et portails.
Sur la santé, le conseil communautaire a été informé de l’installation depuis le 1er juillet d’une orthophoniste à la Maison de santé Sumène Artense, dont le taux d’occupation atteint les 80 %. Quatre bureaux supplémentaires devraient être aménagés dans le hall d’accueil principal afin d’accueillir de nouveaux professionnels, en partenariat avec le GIP (Groupement d’intérêt public) Ma Région Ma Santé qui vise à salarier des professionnels de santé dans les zones touchées par la désertification médicale et la CPTS (communauté professionnelle territoriale de Santé) Accès Santé Nord Cantal.
Les élus communautaires ont par ailleurs validé le règlement d’attribution des bourses aux étudiants en santé domiciliés sur le territoire (la délibération en faveur de l’octroi d’aides avait été prise lors du précédent conseil en juin). Ces aides complémentaires des dispositifs déjà existants seront de différents types : aides à la mobilité et au logement pour les étudiants en médecine, odontologie et kinésithérapie ; bourse d’engagement à l’installation ou à la réalisation de remplacements sur le territoire de Sumène Artense communauté. Les bourses seront attribuées pour l’année universitaire en cours et le renouvellement devra faire l’objet d’une nouvelle demande et de l’envoi des justificatifs nécessaires.
Pour finir, les élus ont approuvé la participation financière de Sumène Artense communauté au Contrat local de santé du nord-ouest Cantal à hauteur de 8 750 € par an. Ce contrat d’une durée de cinq ans engage les quatre intercommunalités de l’arrondissement avec le Pays de Mauriac comme chef de file. Seul dispositif de contractualisation entre l’Agence Régionale de Santé et les territoires, le Contrat local de santé vise à améliorer l’accès aux soins et la prévention, en complémentarité des différentes actions déjà menées par les intercommunalités et les acteurs de la santé.