Résidences d’artistes

Chaque année, Sumène Artense accueille un artiste ou un collectif d’artistes pour un travail de recherche et de création en lien avec le territoire. Cette période est l’occasion pour les habitants (scolaires, personnes âgées, famille, etc) de participer au projet à l’occasion d’ateliers de pratique artistique et culturelle. A la fin de la résidence, une exposition sur la piste verte restitue le travail réalisé.

Publié le – Mis à jour le

Exposition « Créatures »

Jonathan Sitthiphonh

Photos : Kévin Lauret

Bestiaire fantastique inspiré de la faune et de la flore locale

À venir

Pour vous parler de l’exposition, quoi de mieux qu’une présentation de l’artiste lui-même ?

Une vidéo est en cours de réalisation et sera disponible ici fin octobre.

Diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Art de Bourges en 2010, Jonathan Sitthiphonh a voyagé partout en France et à l’étranger (Chine, États-Unis, Japon, Canada, Taïwan) via des résidences et expositions. En 2020, il installe son atelier en Sologne.

La démarche

Les recherches de Jonathan Sitthiphonh portent sur les mécanismes du mouvement. Il met en place des dispositifs qui viennent se greffer sur le corps et s’animent, donnant naissance à un être hybride.
Son atelier est un laboratoire où les prototypes ratés côtoient les projets en cours, où les formes ne sont pas figées, mais sont destinées à évoluer dans le temps grâce à de nouvelles expériences.
C’est une réflexion sur le corps humain, une obsession de devenir plus qu’un Homme mais qui finit par échouer.
En effet, malgré la fonctionnalité et l’efficacité des mécanismes mis en place, les pièces demeurent fragiles et contraignantes pour l’utilisateur et finalement restreignent ses capacités.
Cet échec est l’objet même de la démarche artistique qui témoigne des limites de l’humanité, tout en célébrant le désir de vouloir la transcender.
« J’accorde beaucoup d’importance au fait de réaliser ces orthèses moi-même grâce aux compétences techniques que j’acquiers et perfectionne au fur et à mesure de mes expérimentations. »
Le choix des matériaux utilisés, souvent en décalage avec le mécanisme développé, a pour but de renforcer le potentiel fantasmagorique de l’ensemble, mais aussi de le sublimer d’un point de vue sculptural. L’utilisation du bois, par exemple, force le rouage d’un système mécanique à changer de forme, de même qu’une machine, dépourvue de sa fonction, révèle toute l’esthétique de son design.
Finalement, ces sculptures dont les fonctions réelles sont limitées, font appel à l’imaginaire afin de s’accomplir en tant que machines.

L’exposition

Ces extensions de corps mises en scène dans différents paysages de Sumène Artense donnent à voir des créatures mythologiques imaginées.

Mon corps déformé par mes sculptures se fond dans le décor et laisse transparaître une silhouette mystérieuse. À travers le regard du spectateur, une créature se dessine et l’imagination de chacun prend le relais. Le potentiel d’évocation de ces images laisse donc une part du travail au public : celui d’interpréter, d’imaginer, de nommer et ainsi de développer collectivement une mythologie contemporaine.

Trois zones d’exposition :
  • À Ydes (près du Pôle location) 
  • À Verchalles (commune de Vebret) 
  • À Parensol (commune de Bassignac)

Infos au 04 71 40 62 66 | contact@sumene-artense.com

Localiser les zones d’exposition

Lorsque la carte est sélectionnée au clavier, vous pouvez utiliser les touches + et − du clavier pour effectuer un zoom avant ou arrière, ainsi que les touches haut, bas, droite et gauche du clavier pour déplacer la carte.

Un livret-jeu de l’exposition sera disponible début 2027.

Contact sur les résidences en cours ou si vous souhaitez répondre à l’appel à candidature

Les résidences sont organisées par Sumène Artense communauté dans le cadre de la convention d’éducation artistique et culturelle et bénéficient du soutien de l’Éducation Nationale et des financements de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.